Impossible d’être passé à côté du flux d’information concernant le geste du président américain, Barack Obama, envers Cuba. Voici quelques phrases clés qui ont marqué la fin de semaine et les relations Cuba-Etats-Unis:
- Obama lève les restrictions sur les voyages et les transferts d’argent
- Obama assouplit la politique américaine envers Cuba
- Obama fait un pas, Fidel Castro veut la levée du “blocus”
- L’ouverture de Barack Obama devrait profiter à l’économie
- L’ombre de Cuba plane sur le Sommet des Amériques
- Obama exige de Cuba des “signes de changement” avant le sommet des Amériques
- Barack Obama attend des gestes de Cuba avant d’aller plus loin
- Raul Castro «prêt à discuter de tout» avec les Etats-Unis
- Sommet des Amériques – Obama tend la main à Cuba
- Barack Obama propose un nouveau partenariat aux Amériques et un ‘nouveau départ’ à Cuba
- Obama admet l’échec de la politique américaine à l’égard de Cuba
- Obama n’attend “pas seulement des mots, mais des actes”
- La fin de l’embargo n’est “pas pour demain”
- Amériques : une nouvelle ère, mais Cuba pose problème
Je n’ai volontairement mis aucun lien, il suffit de regarder n’importe quelle presse pour développer le contenu référent de ces titres. En revanche, si je devais mettre un seul lien, si je devais recommander un seul article sur le sujet, ce serait celui de Salim Lamrani paru sur Voltairenet.org:
Le premier geste de Barack Obama à l’égard de Cuba
Et bien entendu, je partage les propos de l’auteur et pense que les mesures prises par Obama, qui peuvent paraître encourageantes certes, sont largement insuffisantes. Comme l’écrit et le développe S. Lamrani,
“Si Washington veut démontrer aux yeux du peuple cubain et du monde qu’il souhaite sincèrement établir un modus vivendi avec La Havane, il doit impérativement prendre les trois décisions suivantes :
1. Libérer immédiatement les cinq prisonniers politiques cubains injustement incarcérés depuis septembre 1998 pour avoir infiltré les groupuscules d’extrême droite de Floride impliqués dans des actes terroristes contre Cuba.
2. Juger ou extrader vers le Venezuela, où il est recherché par la justice le terroriste international Luis Posada Carriles, responsable de plus d’une centaine d’homicides, pour les crimes qu’il a commis tout au long de sa trajectoire criminelle de près de 40 ans.
3. Abroger la loi d’Ajustement cubain votée par le Congrès le 1er novembre 1966. Unique au monde, elle a pour but de stimuler l’émigration illégale et le vol de cerveaux et de politiser la problématique migratoire dans la guerre idéologique contre La Havane.
Salim Lamrani est Enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis.